La taxe d’habitation a longtemps pesé sur chaque foyer. Sa suppression a changé la donne, mais une confusion persiste : tout le monde croit en être débarrassé, alors que ce n’est pas le cas. Certains logements restent bel et bien concernés en 2026.
Ce guide fait le point clair sur qui paie encore, qui ne paie plus, et comment ne pas confondre cette taxe avec celle qui frappe les logements vacants. Vous saurez en quelques minutes si votre situation vous expose à cet impôt local.
✨ L’essentiel en bref
La taxe d’habitation sur la résidence principale est totalement supprimée depuis 2023. Plus aucun foyer ne la paie sur son logement principal.
Elle reste due sur les résidences secondaires et les logements meublés non affectés à l’habitation principale. Le redevable est l’occupant au 1er janvier.
Dans les zones tendues, les communes peuvent appliquer une majoration de 5 % à 60 % sur les résidences secondaires.
Quels logements restent soumis à la taxe d’habitation en 2026
La réforme a supprimé la taxe d’habitation sur la résidence principale, par étapes, jusqu’à sa disparition complète en 2023. Depuis, aucun foyer ne paie cette taxe sur le logement où il vit à titre principal.
La taxe n’a pas disparu pour autant. Elle subsiste sur les résidences secondaires et, plus largement, sur les logements meublés qui ne servent pas d’habitation principale. Une maison de vacances ou un pied-à-terre entre dans ce champ.
Le redevable est l’occupant du logement au 1er janvier, qu’il soit propriétaire ou locataire. Le simulateur ci-dessous vous indique en un clic si votre logement reste concerné.
Le tableau suivant récapitule la situation pour chaque type de logement, ainsi que la taxe susceptible de s’appliquer.
| Type de logement | Taxe d’habitation 2026 | Redevable |
|---|---|---|
| Résidence principale | Supprimée depuis 2023 | Personne |
| Résidence secondaire | Due, majoration possible de 5 % à 60 % en zone tendue | Occupant au 1er janvier |
| Logement meublé non principal | Due | Occupant au 1er janvier |
| Logement vacant | Taxe sur les logements vacants (distincte) | Propriétaire |
La majoration sur les résidences secondaires en zone tendue
Dans les communes situées en zone tendue, où la demande de logements dépasse l’offre, un levier supplémentaire existe. Le conseil municipal peut décider de majorer la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Cette majoration va de 5 % à 60 % de la part communale. Son objectif est de décourager la rétention de logements et de libérer du parc pour les résidents permanents. Le taux varie d’une commune à l’autre selon la délibération locale.
Concrètement, deux résidences secondaires identiques peuvent supporter une taxe très différente selon leur localisation. Avant d’acheter un bien destiné à un usage secondaire, ce paramètre mérite d’être vérifié.
💡 Le saviez-vous ?
La majoration sur les résidences secondaires n’est pas automatique. Elle dépend d’une délibération de chaque commune en zone tendue. Une même région peut donc compter des villes qui l’appliquent à 60 % et d’autres qui ne l’appliquent pas du tout.
Ne pas confondre taxe d’habitation et taxe sur les logements vacants
Une confusion fréquente oppose la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe sur les logements vacants. Les deux frappent des logements qui ne sont pas la résidence principale, mais elles ne visent pas les mêmes situations.
La taxe d’habitation concerne un logement meublé et occupé, ne serait-ce que par intermittence, comme une résidence secondaire. La taxe sur les logements vacants vise au contraire un logement inoccupé, vide de meubles, laissé sans usage.
Un même bien ne peut donc relever des deux taxes la même année. Identifier correctement la nature de l’occupation évite à la fois les mauvaises surprises et les contestations inutiles.
✅ Vous ne payez plus
Sur votre résidence principale, propriétaire ou locataire.
Quel que soit votre niveau de revenu.
La suppression est totale depuis 2023.
⚠️ Vous payez encore
Sur une résidence secondaire ou un logement meublé non principal.
Avec une majoration possible en zone tendue.
En tant qu’occupant au 1er janvier.
⚖️ Ce que dit la loi
L’article 1407 du Code général des impôts pose le principe de la taxe d’habitation sur les locaux meublés affectés à l’habitation autre que principale, donc sur les résidences secondaires.
La majoration applicable en zone tendue, comprise entre 5 % et 60 %, repose sur une délibération du conseil municipal.
La déclaration d’occupation pour les propriétaires
Depuis la réforme, les propriétaires sont tenus de déclarer l’occupation de leurs biens. Cette déclaration permet à l’administration de savoir quel logement reste taxable et qui en est l’occupant au 1er janvier.
Elle se fait en ligne, depuis l’espace personnel sur le site des impôts, dans la rubrique dédiée aux biens immobiliers. Le propriétaire indique si le bien est sa résidence principale, une résidence secondaire, un bien loué ou vacant.
Mettre à jour cette déclaration en cas de changement reste important. Un bien qui passe de la location à un usage de résidence secondaire change de régime, et l’administration doit en être informée.
🚩 Le piège classique
Croire que la suppression de la taxe d’habitation vaut pour tous les logements. Elle ne concerne que la résidence principale. Garder une résidence secondaire sans anticiper cette taxe, parfois majorée, peut peser lourd sur le budget annuel.
Comment anticiper cette taxe sur une résidence secondaire
Avant tout achat d’un bien destiné à un usage secondaire, renseignez-vous sur la commune. Savoir si elle se trouve en zone tendue et si elle applique la majoration vous donne une vision réaliste du coût annuel.
Pensez aussi à raisonner sur le couple taxe foncière plus taxe d’habitation. Les deux se cumulent sur une résidence secondaire, contrairement à une résidence principale qui n’en supporte plus qu’une seule.
Enfin, tenez votre déclaration d’occupation à jour. Un changement d’usage non signalé peut conduire l’administration à appliquer la mauvaise taxe, avec des régularisations à la clé.
Pour compléter, consultez nos guides sur la taxe foncière et son optimisation, la taxation d’une résidence secondaire et la taxe sur les logements vacants.
FAQ : la taxe d’habitation en 2026
Qui paie encore la taxe d’habitation en 2026 ?
Seuls les occupants d’une résidence secondaire ou d’un logement meublé non affecté à l’habitation principale la paient. La taxe est totalement supprimée sur la résidence principale depuis 2023.
La taxe d’habitation existe-t-elle encore sur la résidence principale ?
Non. Sa suppression sur la résidence principale est totale depuis 2023, quel que soit le niveau de revenu du foyer et que vous soyez propriétaire ou locataire.
Qu’est-ce que la majoration sur les résidences secondaires ?
Dans les communes en zone tendue, le conseil municipal peut majorer la taxe d’habitation sur les résidences secondaires d’un taux compris entre 5 % et 60 % de la part communale.
Taxe d’habitation et taxe sur les logements vacants, est-ce pareil ?
Non. La taxe d’habitation vise un logement meublé occupé, comme une résidence secondaire. La taxe sur les logements vacants frappe un logement inoccupé et vide. Un même bien ne relève pas des deux la même année.
📝 À propos de ce guide
Rédigé par la rédaction d’avocat-immobilier.com, à partir des textes officiels en vigueur et vérifié pour 2026. Mis à jour le 14 juin 2026. Sources : impots.gouv.fr : taxe d’habitation 2026 et Légifrance : article 1407 du CGI. Une question sur votre situation ? L’espace commentaires est ouvert.





