Le terme de crédit d’impôt pour la rénovation énergétique reste très présent dans les recherches, mais il renvoie à un dispositif qui n’existe plus. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique, le fameux CITE, a été supprimé. Comprendre ce qui l’a remplacé évite de remplir des cases inexistantes sur sa déclaration et de passer à côté des aides réellement disponibles.
Ce guide remet les choses à plat pour 2026 : ce qui a changé, quelles aides financent aujourd’hui vos travaux, et le seul crédit d’impôt encore en vigueur pour les particuliers. Un simulateur vous oriente selon votre profil, propriétaire occupant, bailleur ou personne en perte d’autonomie.
📌 À retenir pour 2026
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) n’existe plus. Il a été supprimé le 1er janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov’, une aide directe versée par l’Anah, et non un crédit d’impôt.
Les aides actuelles sont MaPrimeRénov’, les primes des certificats d’économies d’énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro et la TVA réduite à 5,5 % sur les travaux.
Le seul crédit d’impôt encore en vigueur concerne l’adaptation du logement au handicap ou à la perte d’autonomie, au taux de 25 % et sous conditions.
Pourquoi le crédit d’impôt rénovation énergétique n’existe plus
Pendant des années, le CITE permettait de déduire une partie du coût des travaux directement de l’impôt sur le revenu. Ce mécanisme a pris fin le 1er janvier 2021. À sa place, l’État a mis en place MaPrimeRénov’, qui change la logique du soutien.
La différence est concrète. Un crédit d’impôt se déclarait l’année suivant les travaux et venait diminuer l’impôt dû, parfois plusieurs mois après le paiement. MaPrimeRénov’ est une prime versée par l’Agence nationale de l’habitat, souvent en amont ou rapidement après les travaux, sans passer par la déclaration de revenus. Pour un ménage modeste, ce versement direct facilite le financement.
Conséquence pratique : il n’y a plus de case à cocher pour un crédit d’impôt rénovation énergétique sur votre déclaration. Les aides se demandent en amont, auprès des organismes dédiés, selon des conditions propres à chaque dispositif.
Le simulateur ci-dessous vous indique l’aide adaptée à votre profil.
| Dispositif | Nature | Qui verse / accorde |
|---|---|---|
| MaPrimeRénov’ | Prime directe | Anah |
| Primes CEE | Prime versée par les fournisseurs d’énergie | Fournisseurs d’énergie |
| Éco-prêt à taux zéro | Prêt sans intérêts | Banque partenaire |
| TVA réduite | Taux de 5,5 % sur les travaux | Appliquée par l’entreprise |
| Crédit d’impôt adaptation | Crédit d’impôt de 25 % | Administration fiscale |
Quelles aides financent aujourd’hui vos travaux
MaPrimeRénov’ est l’aide centrale. Elle se décline en un parcours par geste, pour un ou plusieurs travaux ciblés comme l’isolation ou le changement de chauffage, et un parcours rénovation d’ampleur, pour les chantiers plus complets accompagnés. Le parcours d’ampleur vise un gain d’au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique, avec un plafond de dépenses de 20 000 euros par logement sur cinq ans.
À côté, les certificats d’économies d’énergie donnent droit à des primes versées par les fournisseurs d’énergie. L’éco-prêt à taux zéro finance le reste à charge sans intérêts, et la TVA à 5,5 % s’applique aux travaux d’amélioration énergétique réalisés par une entreprise. Ces dispositifs se cumulent en partie, ce qui réduit nettement la facture.
Une constante revient : les travaux doivent en principe être réalisés par une entreprise reconnue garante de l’environnement, le label RGE. Sans cette qualification, la plupart des aides ne sont pas accordées.
💡 Le saviez-vous ?
Pour un propriétaire bailleur, l’angle fiscal reste très intéressant. Au régime réel, les travaux d’amélioration énergétique se déduisent des revenus fonciers et peuvent générer un déficit foncier, imputable sur le revenu global dans la limite prévue par la loi. Ce levier fiscal existe en parallèle des aides comme MaPrimeRénov’, sans s’y substituer.
Le seul crédit d’impôt encore en vigueur en 2026
Un crédit d’impôt subsiste, mais il ne concerne pas la performance énergétique. Il vise les dépenses d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap. Son taux est de 25 % des dépenses éligibles, dans la limite d’un plafond pluriannuel apprécié sur cinq ans.
Ce dispositif s’adresse à des personnes en situation de perte d’autonomie ou de handicap, sous conditions d’âge ou de taux d’incapacité. Il couvre des équipements précis, comme une douche à l’italienne, des barres d’appui ou des sols antidérapants. Contrairement aux aides à la rénovation énergétique, ce crédit se déclare bien sur la déclaration de revenus.
La confusion fréquente vient de là : on parle de crédit d’impôt pour des travaux dans le logement, mais la rénovation énergétique relève des primes, pas du crédit d’impôt. Seule l’adaptation au handicap conserve ce mécanisme.
✅ Les atouts de MaPrimeRénov’
Une prime versée directement, sans attendre la déclaration de revenus.
Cumulable avec les primes CEE et l’éco-prêt à taux zéro.
Un soutien renforcé pour les ménages aux revenus modestes.
⚠️ Les points de vigilance
Aucun crédit d’impôt pour la rénovation énergétique : ne cherchez pas la case.
Le label RGE de l’entreprise conditionne la plupart des aides.
Les barèmes et plafonds évoluent : vérifiez les conditions à jour.
⚖️ Ce que dit la loi
Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap est prévu par l’article 200 quater A du Code général des impôts. Pour les travaux d’amélioration des logements donnés en location, la déductibilité des charges relève des règles des revenus fonciers fixées aux articles 28 et suivants du même code.
Quelles démarches pour bénéficier de MaPrimeRénov’
La demande se fait avant de signer les devis, sur la plateforme officielle de MaPrimeRénov’. Vous créez un compte, décrivez votre projet et déposez les devis d’une entreprise RGE. L’aide est notifiée avant le démarrage du chantier, ce qui vous permet de connaître le reste à charge.
Pour une rénovation d’ampleur, un accompagnateur agréé devient obligatoire. Il vous aide à bâtir un projet cohérent visant le gain de classes énergétiques exigé. Une fois les travaux réalisés et les factures transmises, la prime est versée, souvent sous quelques semaines.
Pensez à demander en parallèle les primes CEE auprès d’un fournisseur d’énergie, et à étudier l’éco-prêt à taux zéro pour financer le solde. L’ordre des démarches compte : engager les devis avant d’avoir obtenu l’accord peut faire perdre le bénéfice de certaines aides.
🚩 Le piège classique
Signer les devis et lancer les travaux en pensant récupérer un crédit d’impôt plus tard. Ce réflexe, hérité du CITE, fait perdre les aides : MaPrimeRénov’ doit être demandée avant le début du chantier, et les primes CEE doivent être engagées au bon moment. Réaliser les travaux d’abord, espérer un remboursement ensuite, c’est s’exposer à un refus pur et simple.
Quels travaux ouvrent droit aux aides énergétiques
Les travaux soutenus visent à réduire la consommation d’énergie du logement. On y retrouve l’isolation des murs, de la toiture et des planchers, le remplacement des fenêtres, l’installation d’un chauffage plus performant comme une pompe à chaleur, ou encore la ventilation. Chaque geste répond à des critères techniques précis.
Pour une rénovation d’ampleur, c’est la cohérence globale qui prime : l’objectif est un saut d’au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique. Un audit énergétique préalable identifie alors le bouquet de travaux le plus efficace. Cette approche d’ensemble est aujourd’hui encouragée plus que les gestes isolés.
Pourquoi se faire accompagner pour ses travaux
Le paysage des aides est devenu technique, avec des conditions qui évoluent d’une année à l’autre. Un accompagnement permet de sécuriser l’ordre des démarches, de choisir une entreprise RGE et d’optimiser le cumul des dispositifs. Pour un propriétaire bailleur, l’articulation avec la fiscalité des revenus fonciers mérite une attention particulière.
Lorsque les travaux s’inscrivent dans un projet patrimonial, location, transmission ou revente, un regard juridique évite les erreurs coûteuses. Mieux vaut clarifier en amont le régime fiscal applicable que de découvrir après coup qu’une déduction a été mal positionnée.
Pour aller plus loin côté fiscalité, notre guide sur les travaux dans un logement locatif et leurs avantages fiscaux détaille la déduction au régime réel. Vous pouvez comprendre comment ces dépenses créent un déficit foncier pour payer moins d’impôts, et faire le tour des charges déductibles des revenus fonciers.
FAQ : aides et crédit d’impôt pour la rénovation énergétique
Le crédit d’impôt pour la rénovation énergétique existe-t-il encore en 2026 ?
Non. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) a été supprimé le 1er janvier 2021. Il a été remplacé par MaPrimeRénov’, une aide directe versée par l’Anah, et non un crédit d’impôt.
Quelles aides remplacent le crédit d’impôt rénovation énergétique ?
Les aides actuelles sont MaPrimeRénov’ (prime de l’Anah), les primes des certificats d’économies d’énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro et la TVA réduite à 5,5 % sur les travaux réalisés par une entreprise RGE.
Reste-t-il un crédit d’impôt pour des travaux dans le logement ?
Oui, mais pas pour la rénovation énergétique. Le seul crédit d’impôt encore en vigueur concerne l’adaptation du logement au handicap ou à la perte d’autonomie, au taux de 25 % et sous conditions, prévu à l’article 200 quater A du CGI.
Un propriétaire bailleur peut-il déduire ses travaux énergétiques ?
Oui. Au régime réel des revenus fonciers, les travaux d’amélioration énergétique sont déductibles et peuvent générer un déficit foncier imputable sur le revenu global, dans la limite prévue par la loi.
📝 À propos de ce guide
Rédigé par la rédaction d’avocat-immobilier.com, à partir des textes officiels en vigueur et vérifié pour 2026. Mis à jour le 14 juin 2026. Sources : service-public.fr : MaPrimeRénov’ et impots.gouv.fr : crédit d’impôt adaptation du logement. Une question sur votre situation ? L’espace commentaires est ouvert.





