Comment est taxée la vente d’un terrain agricole ?

avocat-immobilier

24 avril 2026

Vendre un terrain agricole ne se taxe pas toujours de la même façon. Tout dépend de qui vend : un particulier qui possède quelques parcelles, ou un exploitant pour qui la terre est un outil de travail. Entre plus-value des particuliers, plus-value professionnelle et droit de préemption de la SAFER, mieux vaut connaître les règles. Ce guide fait le point pour 2026.

📋 En bref : pour un particulier non exploitant, la vente d’un terrain agricole suit le régime des plus-values immobilières, à 19 % plus 17,2 %, avec exonération à 22 et 30 ans. Pour un exploitant, c’est la plus-value professionnelle, avec une exonération possible selon les recettes. La SAFER dispose d’un droit de préemption sur les terres agricoles. Tant que le terrain reste agricole, la taxe sur les terrains devenus constructibles ne s’applique pas.

Quel régime de plus-value pour un terrain agricole ?

Pour un particulier qui n’exploite pas la terre, la vente relève des plus-values immobilières des particuliers. Le calcul est le même que pour un autre bien : 19 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux, et des abattements qui effacent la plus-value à 22 ans pour l’impôt et à 30 ans pour les prélèvements sociaux.

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La situation change pour un exploitant agricole. Si le terrain figure à l’actif de son exploitation, c’est le régime des plus-values professionnelles qui s’applique. L’article 151 septies du Code général des impôts prévoit alors une exonération, totale ou partielle, en fonction du montant des recettes de l’exploitation.

Quel régime pour votre terrain agricole ?
Selon votre profil de vendeur

Votre situation

Régime applicable

Terrain agricole : qui paie quoi ?

VendeurRégimeExonération possible
Particulier non exploitantPlus-value des particuliers22 ans (IR), 30 ans (prélèvements sociaux)
Exploitant agricolePlus-value professionnelleSelon les recettes (article 151 septies)
Terrain devenu constructiblePlus-value + taxe spécifiqueSelon l’ancienneté du classement

Le droit de préemption de la SAFER

La vente d’un terrain agricole n’est pas totalement libre. La SAFER, société chargée de l’aménagement rural, dispose d’un droit de préemption : elle peut se substituer à l’acheteur pour préserver les terres et y installer des agriculteurs. Le notaire l’informe du projet avant la signature.

🌾 Le saviez-vous ? La transmission de terres agricoles à de jeunes agriculteurs bénéficie d’avantages spécifiques, notamment des réductions de droits lors d’une donation ou d’une succession assortie d’un engagement de conservation et d’exploitation. Un levier précieux pour transmettre une exploitation familiale sans alourdir la fiscalité.

Vendre comme particulier ou comme exploitant ?

🍀 Le régime des particuliers

  • Abattements pour durée de détention
  • Exonération totale à 30 ans
  • Calcul simple via le notaire

🔻 Le régime professionnel

  • Exonération liée aux recettes
  • Comptabilité de l’exploitation
  • Règles plus techniques

⚖️ Ce que dit la loi : la plus-value des particuliers relève de l’article 150 U du Code général des impôts, et l’exonération des plus-values professionnelles des petites entreprises agricoles de l’article 151 septies. Le droit de préemption de la SAFER découle du Code rural. La qualification de vendeur, particulier ou exploitant, détermine donc l’ensemble du régime fiscal applicable.

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Comment bien préparer la vente ?

La première étape est de clarifier votre statut et celui du terrain. Un terrain de loisir détenu par un particulier ne se taxe pas comme une parcelle exploitée. Anticipez aussi le passage par la SAFER, qui peut allonger les délais. Un conseil professionnel sécurise l’opération.

Pour aller plus loin, plusieurs sujets se rejoignent. Voyez le détail de la taxation d’un terrain agricole. Comparez avec la fiscalité des terrains constructibles. Et maîtrisez la méthode pour calculer la plus-value.

⚠️ Piège classique : oublier la SAFER et vendre directement à un acheteur. Si la SAFER exerce son droit de préemption après coup, la vente peut être remise en cause. Passez toujours par le notaire, qui purge ce droit en informant la SAFER, avant de finaliser la transaction.

FAQ : la taxation d’un terrain agricole

La vente d’un terrain agricole est-elle imposée comme un autre bien ?

Pour un particulier non exploitant, oui : c’est le régime des plus-values immobilières des particuliers, à 19 % plus 17,2 %, avec les abattements pour durée de détention. Pour un exploitant, le régime professionnel s’applique.

Un exploitant agricole bénéficie-t-il d’une exonération ?

Oui, sous conditions. Si le terrain est inscrit à l’actif professionnel, l’article 151 septies du CGI prévoit une exonération de la plus-value selon le niveau des recettes de l’exploitation, totale ou partielle.

Que se passe-t-il si le terrain devient constructible ?

La plus-value reste imposable, et une taxe spécifique sur la cession de terrains rendus constructibles peut s’ajouter dans certaines communes, lorsque le gain est important par rapport au prix d’achat.

📝 À propos de ce guide

Rédigé par la rédaction d’avocat-immobilier.com, à partir des textes officiels en vigueur et vérifié pour 2026. Mis à jour le 14 juin 2026. Sources : Légifrance : article 150 U du CGI et Service-public : la plus-value immobilière. Une question sur votre situation ? L’espace commentaires est ouvert.

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